| dimanche 18 septembre |
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Delhi're!!!
Premier jour à Delhi, pas de planning particulier. La journée
commence par une errance dans le vieux quartier de la ville où se
trouve notre guesthouse. Nous sommes au coeur de Old Delhi, vestige
d’une colonisation anglaise qui rend l’âme...un Old Delhi qui épuise et
qui fascine. Un lieu où se mêle une population des plus extrêmes, des
plus colorées, des plus bruyantes. La circulation, tellement dense avec
ces rickshaws à pédales, autorickshaws, bus, voitures, vélos, piétons,
entraîne tout le monde, nous y compris, dans une valse étourdissante.
Les coups de klaxon écorchent les oreilles mais il vaut mieux les
entendre, c’est le signe qu’on est encore debout!

Géraldine est un peu inquiète... les hommes la dévisagent sans
arrêt. Par curiosité? Après quelques heures nous comprenons enfin le
malaise... cheveux courts et pantalons... „you look like a man!" (tu
ressembles à un homme) entendons-nous plusieurs fois. Enfin le mystère
s’éclaircit. Choc de compréhension pour Géraldine mais aussi pour eux,
au final ça rassure. La mode indienne est encore aux saris, cheveux
longs, bijoux et maquillages abondants. Dans ce décor de rue, les
femmes sont toutes plus belles les unes que les autres.

C’est en rickshaw à pédales que nous changeons de quartier. Instant
de culpabilité vis à vis de cet homme qui nous transporte à la force
des jambes au milieu de cette foule compacte. Mais c’est loin d’être
une attraction touristique, c’est son gagne-pain. Ces chauffeurs de
rickshaw transportent d’ailleurs aussi bien les personnes que toutes
sortes de denrées, paille, ferraille... Nous avons décidé de les
appeler les „as du guidon". Entre motos, voiture, bus, camions et
passants, ils parviennent toujours à se frayer un passage... au
millimètre près... Pour nous, sensation garantie!

Et
nous voici au pied de Jama Masjid, la plus grande mosquée d’Inde, en
plein coeur du quartier arabe de Delhi. Pieds nus et épaules couvertes
pour Géraldine, nous découvrons ce chef d’oeuvre édifié en 1650. Ce
sont jusqu’à 25 000 fidèles qui peuvent se recueillir ici. Beau mais
sobre, la visite est rapide mais nous restons plus d’une heure sur les
marches à contempler ces gens qui tour à tour mendient, psalmodient,
chantent ou tout simplement vivent. A la nuit tombée, rien ne s’arrête,
il fait toujours aussi chaud, aussi humide (90% d’humidité dans
l’air!). Le quartier de la mosquée reste aussi bruyant, aussi
grouillant mais aussi fort en odeurs!

Et c’est une senteur de friture qui nous conduit au Fish Point,
petite échoppe où le patron fait griller sur le trottoir poisson ou
poulet, à la demande du client. Toute proche, la mosquée brille alors
de milles lumières.

Fin de cette première journée, harassante disons-le mais forte en émotions!
| lundi 19 septembre |
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Allez Krishna!!!
C’est dans la superbe Ambassador de Sanjeev, notre chauffeur pour
quelques jours, que nous prenons la route plein sud direction Mathura.
Rouler dans ce véhicule c’est un peu un retour dans le temps. Cette
voiture aux formes arrondies rappelle les belles anglaises d’antans.
Les indiens, s’étant approprié les plans en les modernisant un peu,
font perdurer la tradition en poursuivant sa construction. 4 heures de
route pour 140 km... et nous voici au bord de la rivière Yamuna.

Quelques restes de mousson ont choisi d’inonder les rues à notre
arrivée. La petite balade se tranforme vite en randonnée aquatique à la
recherche d’un bout de trottoir propre et sec... mission impossible.

Nous finissons les pieds dans l’eau dans un petit temple hindou où
les fidèles chantent des mantras à l’adresse de Krishna... ou peut-être
Shiva... ou encore Vishnou... Autant de dieux difficiles à cerner pour
des novices comme nous. Mais leurs paroles protectrices à notre égard
auront peut-être un effet...


Mais pour l’instant la spiritualité indienne n’arrive pas encore à
nourrir notre corps Il n’est pas toujours évident, l’heure du repas
venue, de trouver chaussure à son pied ou plutôt fourchette à sa bouche
pour dégoter un petit coin tranquille et calmer notre faim. Pour les
petits en-cas, la rue offre une multitude de possibilités. Du sucré au
salé en passant par le „c’est tellement épicé que tu ne sais plus si
c’est sucré ou salé"... on trouve toujours des petits beignets frits ou
des petites patisseries à la date de fabrication énigmatique.

Pour les plus grosses faims, le restaurant s’impose ou plutôt le
lieu où il est possible de s’assoir pour manger car bien souvent il
n’ont de restaurant que le nom. A Mathurai nous avons trouvé un
exemplaire qui en rebuterait peut-être plus d’un.


En tout cas, patron super sympa qui nous accueille avec un large
sourire et nous convie dans une salle sombre à la propreté plus que
douteuse. Mais la faim est plus forte que l’entendement. Ici, comme
dans la plupart des restaurants il n’y a pas de carte. Pas de carte car
il n’y a pas le choix. On vient pour manger pas pour choisir! Un petit
garçon, certainement le fils du boss, nous sert 2 larges plateaux
métalliques compartimentés remplis de curries de légumes, de riz, de
nan (pain en forme de galette), sauces et condiments. C’est le thali,
le plat indien par excellence. D’ailleurs le mot repas en Hindi se dit
Thali. À l’heure des repas les restaurants affichent „meals ready"
(repas prêts) ce qui signifie que les thalis sont prêts. Et nous voilà
donc la bouche en feu en raison de certaines épices omniprésentes...
C’est quand même très bon et c’est, rassasiés, que nous quittons ce
lieu.

Après-midi tranquille entre sieste et balade dans la ville.
On se retrouve bientôt, merci de nous suivre
Yann et Géraldine