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| Bolivie - carnet 3 |
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Levés a 6h, nous voici dans les rues de Santa Cruz avec tout notre
chargement , direction la gare routière. Nous voulons rejoindre
Cochabamba, troisième ville de Bolivie. Le moyen le plus pratique et le
plus économique pour se déplacer est incontestablement le bus. 28 Bol
par personne (...mais si, ca fait 28 francs francais) pour 12 heures de
trajet et 470 kilometres... nous vous laissons calculer le prix au
kilomètre... environ 6 centimes! Bus très confortable qui nous permet
de traverser de superbes paysages de montagne pour nous conduire
jusqu’au 2500 métres d’altitude de Cochabamba. Début de trajet assez
marrant avec une véritable “reunion Tupperware" à bord... un vendeur
ambulant essayant de refiler par tous les moyens ses produits, avec un
bagout extraordinaire. Progression sans encombre entrecoupée d’arrets
le long de ces petites routes de montagne. Sans encombre...enfin
presque... un “boom" peu ordinaire... c’est un pneu qui vient
d’exploser. Mais le chauffeur doit avoir l’habitude... et 10 minutes
plus tard, c’est avec un pneu lisse, digne d’une formule 1, mais
gonflé, que nous repartons. Avec la nuit, nous arrivons a Cochabamba,
ravi s d’avoir traversé de magnifiques paysages.
La soiree se passe chez Robert et Francoise, 2 cooperants belges, travaillant pour le compte d’une ONG luxembourgeoise.
Vite au lit car demain, une autre expedition nous attend et pas des plus reposantes!...
C’est parti pour un tour de piste dans une des “cordilleras andas" ( eh
oui, il y a la cordillère royale et toutes les autres qui
l’entourent...)
Dès 7 heures, Robert passe nous prendre a la guesthouse (chambre
d’hôte), direction Vila Vila. Nous avons prévu de tourner un reportage
sur les aides apportées par l’ONG “eng breek mat Latin America" (un
pont pour l’Amerique Latine) dans les villages éloignés de la province
du nord de Potosi. Nous voilà donc en route pour 5 heures de 4x4 sur
les pistes les plus inconfortables qui soient. Nous pénétrons
réellement dans la Bolivie profonde. Successions de petits villages,
paysages à couper le souffle (c’est le cas de le dire au vu de la
hauteur!!!), le depaysement commence vraiment!
C’est le dos en compote que nous arrivons à Vila Vila à la mi journée.
Juste l’heure du dejeuner pour les 80 enfants de l’internat... le sujet
de notre reportage. Dans les villages de montagne, l’education est plus
que précaire et le gouvernement bolivien ne met souvent en place que
quelques classes primaires. Pour se rendre à l’école, les enfants
doivent souvent marcher des heures (quand une école est bien sur à leur
portée... ce qui est déjà rare!).
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En construisant cet internat, l'ONG permet aux enfants d’avoir un toît
à proximité de leur école. Un toît mais aussi une aide scolaire et
périscolaire. Les éducateurs prennent en charge les enfants pour toute
la semaine. Ces petits garcons et filles des communautés Queshua et
Ayamara bénéficient de cours d’espagnol (il ne parle que leur langue en
famille), de suivi scolaire ainsi que d’une importante formation
agricole. |
| C’est, pour situer davantage cet internat, un centre pédagogique et
écologique. Ainsi, ils auront la possibilité de retourner dans leur
campagne pour mettre leur connaissance à profit et pourquoi pas
poursuivre leurs études à Cochabamba (ville la plus proche).
Mais déjà les effets de l’altitude se font sentir... et oui Vila Vila
est 4000 mètres. Nous avons bien maché et bu des infusions de la coca,
comme on nous l’a conseillé, mais l’effet n’est que passage et nous
avons la tête lourde (impression d’orange plus que pressée!), un mal de
crâne indescriptible que même les médicaments les plus efficaces ne
sauraient soigner! En plus, le manque d’oxygène aidant, le nez est
bouché, la nausée est présente, et surtout inutile de marcher
rapidement (comme nous l’avons fait...) car le souffle vous manque très
vite!
Passés ces quelques petits details techniques (bien que nous pourrions
vous en citer d’autres...comme la nuit où le chauffage n’existant pas,
la température se veut des plus “raffraichissante"...), donc, en-dehors
de ces petits désagrements, la découverte de ces paysages, de ces
villages ou les traditions restent vraiment ancrées, et surtout
l’accueil qui nous est offert dans cet internat, restent des moments de
pur bonheur... |  |
 | A la nuit tombée (n’étant pas très loin de l’équateur, il fait nuit
vite), et après la ensalada russa (spécialité culinaire maison à base
d’oeufs, pommes de terre et cacahuètes), les enfants nous ont organisés
une fête des plus traditionnelles, extrêmement touchante. Nous
découvrons les costumes fait mains, aux tissus chatoyants, avec perles
et autres attribus tant pour les garcons que pour les filles.
Nous apprenons également les chants, danses et musiques de ces peuples
Quechua ou Aymara,...une soirée qui se termine en véritable feria dans
laquelle nous avons obligation de revetir les costumes d’apparat et de
danser...La fatigue et l’altitude auront raison de nous. |
Levés à 06h00 afin de poursuivre le reportage et profiter de l'ambiance
du réveil avec les enfants, nous aurons l'occasion de découvrir leur
emploi du temps des plus chargés qui nous donne moins l'occasion de
nous plaindre (la santé n'est pas, comme ce soleil éclatant, au beau
fixe!!!). Le petit-déjeuner est des plus rapides...nous ne sommes pas
très fans de cet "Api", boisson rouge qui est en fait du mais rouge,
très énergetique et que l'on consomme avec un "bollo" (le pain rond
bolivien)...bref, estomacs sensibles : s'abstenir!!
Finalement, les enfants n'auront pas école pour cause de grève et nous
devons partir au plus vite car le primtemps est chaud actuellement un
peu partout en Bolivie...Paysans et syndicats se révoltent et font
blocus un peu partout sur les routes. Robert (responsable de l'ONG)
souhaite partir dans les plus brefs délais pour éviter de passer la
nuit, voire plusieurs jours, sur la route. Le reportage étant bouclé,
nos sacs rangés et les adieux faits...nous repartons pour quelques
heures de cahotements sur les pistes de Potosi (le nom de la région).
Si vous avez le mal des transports ou que vous êtes nature à vite vous
énerver, n'empruntez pas les pistes boliviennes ou bien avalez des
somniferes!
Bref, nous arrivons sans encombre (toute inquiétude dissipée) à
Cochabamba où l'altitude (2600 mètres) nous redonne un cerveau à peu
pres correct!
Petite marche dans les rues polluées de cette troisième ville
bolivienne et nous organisons notre départ pour La Paz. Au vu des
commentaires de chacun, la capitale semble dans un conflit social des
plus difficiles à gérer!. Grève générale donc pas de bus pour y aller.
La solution: Depart en avion, s'il vous plait, car sachez que les
sièges passagers de droite offrent une vue imprenable sur la
Cordillères des Andes.
Nous suivons, donc pour le moment, (et a peu près) notre planning
prévisionnel qui devrait nous faire rester 2 ou 3 jours à La Paz pour
rejoindre ensuite Copacabana...
La suite des récits et aventures dans quelques jours... Merci de votre intérêt à la lecture de ces écrits.
!Hasta Luego !
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