Bolivie - carnet 3

 

04-10-2003: En route pour Cochabamba.

 
Levés a 6h, nous voici dans les rues de Santa Cruz avec tout notre chargement , direction la gare routière. Nous voulons rejoindre Cochabamba, troisième ville de Bolivie. Le moyen le plus pratique et le plus économique pour se déplacer est incontestablement le bus. 28 Bol par personne (...mais si, ca fait 28 francs francais) pour 12 heures de trajet et 470 kilometres... nous vous laissons calculer le prix au kilomètre... environ 6 centimes! Bus très confortable qui nous permet de traverser de superbes paysages de montagne pour nous conduire jusqu’au 2500 métres d’altitude de Cochabamba. Début de trajet assez marrant avec une véritable “reunion Tupperware" à bord... un vendeur ambulant essayant de refiler par tous les moyens ses produits, avec un bagout extraordinaire. Progression sans encombre entrecoupée d’arrets le long de ces petites routes de montagne. Sans encombre...enfin presque... un “boom" peu ordinaire... c’est un pneu qui vient d’exploser. Mais le chauffeur doit avoir l’habitude... et 10 minutes plus tard, c’est avec un pneu lisse, digne d’une formule 1, mais gonflé, que nous repartons. Avec la nuit, nous arrivons a Cochabamba, ravi s d’avoir traversé de magnifiques paysages.



La soiree se passe chez Robert et Francoise, 2 cooperants belges, travaillant pour le compte d’une ONG luxembourgeoise.
Vite au lit car demain, une autre expedition nous attend et pas des plus reposantes!...

05-10-2003: vers Vila Vila


C’est parti pour un tour de piste dans une des “cordilleras andas" ( eh oui, il y a la cordillère royale et toutes les autres qui l’entourent...)

Dès 7 heures, Robert passe nous prendre a la guesthouse (chambre d’hôte), direction Vila Vila. Nous avons prévu de tourner un reportage sur les aides apportées par l’ONG “eng breek mat Latin America" (un pont pour l’Amerique Latine) dans les villages éloignés de la province du nord de Potosi. Nous voilà donc en route pour 5 heures de 4x4 sur les pistes les plus inconfortables qui soient. Nous pénétrons réellement dans la Bolivie profonde. Successions de petits villages, paysages à couper le souffle (c’est le cas de le dire au vu de la hauteur!!!), le depaysement commence vraiment!



C’est le dos en compote que nous arrivons à Vila Vila à la mi journée. Juste l’heure du dejeuner pour les 80 enfants de l’internat... le sujet de notre reportage. Dans les villages de montagne, l’education est plus que précaire et le gouvernement bolivien ne met souvent en place que quelques classes primaires. Pour se rendre à l’école, les enfants doivent souvent marcher des heures (quand une école est bien sur à leur portée... ce qui est déjà rare!).
  
En construisant cet internat, l'ONG permet aux enfants d’avoir un toît à proximité de leur école. Un toît mais aussi une aide scolaire et périscolaire. Les éducateurs prennent en charge les enfants pour toute la semaine. Ces petits garcons et filles des communautés Queshua et Ayamara bénéficient de cours d’espagnol (il ne parle que leur langue en famille), de suivi scolaire ainsi que d’une importante formation agricole.
 C’est, pour situer davantage cet internat, un centre pédagogique et écologique. Ainsi, ils auront la possibilité de retourner dans leur campagne pour mettre leur connaissance à profit et pourquoi pas poursuivre leurs études à Cochabamba (ville la plus proche). Mais déjà les effets de l’altitude se font sentir... et oui Vila Vila est 4000 mètres. Nous avons bien maché et bu des infusions de la coca, comme on nous l’a conseillé, mais l’effet n’est que passage et nous avons la tête lourde (impression d’orange plus que pressée!), un mal de crâne indescriptible que même les médicaments les plus efficaces ne sauraient soigner! En plus, le manque d’oxygène aidant, le nez est bouché, la nausée est présente, et surtout inutile de marcher rapidement (comme nous l’avons fait...) car le souffle vous manque très vite! Passés ces quelques petits details techniques (bien que nous pourrions vous en citer d’autres...comme la nuit où le chauffage n’existant pas, la température se veut des plus “raffraichissante"...), donc, en-dehors de ces petits désagrements, la découverte de ces paysages, de ces villages ou les traditions restent vraiment ancrées, et surtout l’accueil qui nous est offert dans cet internat, restent des moments de pur bonheur... 



 A la nuit tombée (n’étant pas très loin de l’équateur, il fait nuit vite), et après la ensalada russa (spécialité culinaire maison à base d’oeufs, pommes de terre et cacahuètes), les enfants nous ont organisés une fête des plus traditionnelles, extrêmement touchante. Nous découvrons les costumes fait mains, aux tissus chatoyants, avec perles et autres attribus tant pour les garcons que pour les filles. Nous apprenons également les chants, danses et musiques de ces peuples Quechua ou Aymara,...une soirée qui se termine en véritable feria dans laquelle nous avons obligation de revetir les costumes d’apparat et de danser...La fatigue et l’altitude auront raison de nous.

06.10.03 : Depart de Vila Vila pour Cochabamba


Levés à 06h00 afin de poursuivre le reportage et profiter de l'ambiance du réveil avec les enfants, nous aurons l'occasion de découvrir leur emploi du temps des plus chargés qui nous donne moins l'occasion de nous plaindre (la santé n'est pas, comme ce soleil éclatant, au beau fixe!!!). Le petit-déjeuner est des plus rapides...nous ne sommes pas très fans de cet "Api", boisson rouge qui est en fait du mais rouge, très énergetique et que l'on consomme avec un "bollo" (le pain rond bolivien)...bref, estomacs sensibles : s'abstenir!!
Finalement, les enfants n'auront pas école pour cause de grève et nous devons partir au plus vite car le primtemps est chaud actuellement un peu partout en Bolivie...Paysans et syndicats se révoltent et font blocus un peu partout sur les routes. Robert (responsable de l'ONG) souhaite partir dans les plus brefs délais pour éviter de passer la nuit, voire plusieurs jours, sur la route. Le reportage étant bouclé, nos sacs rangés et les adieux faits...nous repartons pour quelques heures de cahotements sur les pistes de Potosi (le nom de la région). Si vous avez le mal des transports ou que vous êtes nature à vite vous énerver, n'empruntez pas les pistes boliviennes ou bien avalez des somniferes!
Bref, nous arrivons sans encombre (toute inquiétude dissipée) à Cochabamba où l'altitude (2600 mètres) nous redonne un cerveau à peu pres correct!
Petite marche dans les rues polluées de cette troisième ville bolivienne et nous organisons notre départ pour La Paz. Au vu des commentaires de chacun, la capitale semble dans un conflit social des plus difficiles à gérer!. Grève générale donc pas de bus pour y aller. La solution: Depart en avion, s'il vous plait, car sachez que les sièges passagers de droite offrent une vue imprenable sur la Cordillères des Andes.
Nous suivons, donc pour le moment, (et a peu près) notre planning prévisionnel qui devrait nous faire rester 2 ou 3 jours à La Paz pour rejoindre ensuite Copacabana...
La suite des récits et aventures dans quelques jours... Merci de votre intérêt à la lecture de ces écrits.
!Hasta Luego !


 

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