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| Bolivie - carnet 4 |
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Nous
vous avions parlé de notre départ pour La Paz en avion...c'est chose
faite! Le temps de prendre un "desayuno" (petit-dejeuner) au marché de
Cochabamba avec ces fameuses "saltenas" (beignets chauds pimentes ou
pas, a base de viande, raisins, et pommes de terres) pour le plus grand
plaisir de nos papilles gustatives (surtout celles de Géraldine en
recherche constante de ces beignets... que l'on ne peut malheureusement
trouver qu'au petit-déjeuner!). Rassasiés, nous quittons donc la
residencia via l'aéroport de Cochabamba, d'une architecture des plus
modernes et d'une sécurite des plus renforcées! A l'embarquement, nous
demandons des sièges à droite de l'avion...A quel titre?...Sachez que
ce vol de 35 minutes (passé effectivement à droite!) donne une vue
imprenable sur la Cordillère des Andes, magnifiques montagnes pour la
plupart éternellement enneigées. Un paysage à vous couper le souffle!
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Et c'est d'autant plus vrai qu'à l'arrivée, le souffle se fait
court...nous sommes à 4000 metres d'altitude, le fond de l'air est
frais, l'oxygène diminue, mais le panorama vaut le detour! Prenez donc
le temps d'admirer la vue et surtout ne soyez pas pressés de marcher,
vous risqueriez de manquer d'air!!!...Après avoir repris son souffle
pour vous raconter tout celà... place à la découverte de la capitale
politique de la Bolivie, siège du gouvernement, et première ville du
pays avec plus de deux millions d'habitants (la capitale economique
étant Sucre). Nous vous avions egalement parlé de ces conflits sociaux qui touchent
l'ensemble du pays avec grèves des enseignants, blocage des routes par
les paysans et les producteurs de coca, ...c'est donc tout
naturellement qu'à la sortie de l'aeroport, nous trouvons militaires et
policiers, bien armés, installés a tous les carrefours de la ville...Le
centre étant à 18 kms, c'est en taxi que nous parvenons à nous frayer
un chemin pour s'installer dans cette maison d'hôte ou l'accueil et
l'ambiance, un peu dejantée, nous font tout de suite craquer! |  |
Nous repartons directement en balade pour decouvrir La Paz, ville où
bâtiments en décrépitude et constructions modernes se chevauchent, où
riches et pauvres se cotoient, où poussière, crieurs, et multitudes de
bus, voitures,...donnent l'impression d'une immense manifestation
permanente,....bref La paz est une ville on ne peut plus chaotique!!!
Pour le moment, les manifestations sociales ne sont pas
particulièrement visibles mais d'après lecture des quotidiens
regionaux, certains conflits sont prévus pour demain.... mais demain
est un autre jour...
Encore un petit tour au marche (on adore vraiment ces endroits,
révelateurs de l'ambiance locale...) pour déguster de succulents jus
multivitaminés. Mieux que les épinards de Popeye, d'après les
vendeuses, ces jus à base de mangue, papaye, ananas, orange, kiwi,
banane... ont toutes les vertus pour une sante de fer! Et il en faut
pour affronter les rues en pente de la ville! Monter, descendre... les
mollets en prennent un coup, les poumons ventilent à fond, et l'estomac
crie vite famine!
D'ailleurs c'est pas tout, mais on s'est trouvé un bon petit restau et
il ne faudrait pas rater ça car depuis quelques jours... côté bonne
bouffe...c'est pas la gloire...
Sur ce, à bientôt pour d'autres histoires en provenance de La Paz.
Hasta Pronto!
Première grasse matinée depuis notre arrivée! Debout 8h et direction
l’épicier du coin pour se concocter un petit-déjeuner bien de chez
nous: pain frais, jambon, fromage, croissants... sauf que les
croissants boliviens ont une certaine particularité... comme d’ailleurs
presque tous les biscuits et autres patisseries: tout est fourré au
fromage! C’est pas que la Bolivie soit „l’autre pays du fromage“ mais
ils en mettent partout! Vu les amateurs de fromage que nous sommes, ce
n’est pas un probleme mais de là à fourrer les croissants au fromage...
| Le ventre plein, nous partons en ville avec l’intention de tourner
quelques sujets TV. Le premier nous conduit sur les hauteurs de la
ville, tout la haut, à plus de 4200 mètres... là où l’oxygène est
encore plus rare et où les deux sportifs que nous sommes soufflent
comme des... Lamas...! Et tout la haut... sur la montagne... dominant
la ville, se trouve le cimetière général de La Paz. Une véritable ville
dans la ville, avec son marché... et surtout ses HLM...pour défunts. La
Paz se trouve dans une cuvette et la place manque, les habitants sont
donc enterrés... ou plutot emmurés dans de veritables immeubles où les
cerceuils sont empilés les uns sur les autres. Et c’est à la famille
qui décore au mieux la stelle où se trouve le défunt. |  |
Apres la découverte de ce „Pere Lachaise“ local, nous redescendons de
quelques centaines de mètres, dans les quartiers où vit la population
la plus aisée (tout est relatif)... disons que, plus vous êtes pauvre
et plus vous serez relégués sur les hauteurs... et vice versa... C’est
donc dans la ville basse, à côté de la place de Los Heroes, que nous
decouvrons le coin des libraires: El Pasaje Culturale Guarina... il
manque juste la Seine pour se trouver dans le quartier des
bouquinistes! Une succession de petites boutiques où se côtoient les
Asterix espagnols et le journal intime du Che! (Au passage, j’espere
que vous n’avez pas oublié l’anniversaire de sa mort: le 7 octobre
1967)...
Toujours dans un domaine très littéraire, nous rencontrons
Claudio, un des cinquante ecrivains publics que compte la ville.
Dehors, par tous les temps, Claudio tape sur sa vieille machine à
écrire mecanique.
Declarations d’impôts, documents officiels... et
lettres d’amours, Claudio s’immisce vraiment dans la vie de ses
clients! Pour 3 bols, vous pouvez alors déclarer votre flamme à une
belle bolivienne! Après s’être prêté sympathiquement au jeu de la
camera, nous partons, avec ses amis, discuter, autour d’un verre, de la
situation économique et sociale de la Bolivie. Moment d’échange
enrichit autant d’anecdotes françaises que boliviennes. La Cerveza
locale est à consommer avec modération... les effets secondaires dus a
l’altitude sont quelque peu decuplés!... Encore l’esprit clair pour
poursuivre notre exploration, nous vous disons à bientôt pour d’autres
recits.
Hasta Luego!
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